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Arthur Jugnot

Arthur-Jugnot--

Enfant de la balle, «fils de» mais pas seulement, Arthur Jugnot s’impose dans le monde artistique grâce à son talent et la passion qu’il voue au théâtre, passion qu’il exerce sous toutes ses formes. C’est un jeune homme souriant au caractère heureux, au regard pétillant de malice, curieux de tout que nous avons rencontré.

Description

Vous avez commencé votre carrière bien jeune, à 20 ans. Est-ce que cette envie est venue naturellement, de par votre milieu familial et votre entourage ou y a-t-il eu un déclic ?
Je me le suis avoué après avoir passé le BAC. On peut dire que c’est une sorte de déclic de se dire ‘j’ai envie de…’ mais l’ambiance, les lieux et tout ce qui touchait au théâtre m’a toujours attiré. L’envie est venue naturellement. A à un moment, il faut assumer ce qu’on a envie de faire.

A 31 ans, vous avez déjà une belle carrière, une expérience conséquente et surtout vous touchez à tout. On vous retrouve sur les planches, à la mise en scène et à la production. Vous êtes un boulimique de travail ?
Je pense, oui, mais ‘boulimie’ est un peu péjoratif. Je parlerais de passion. Toute ma vie tourne autour de ça. J’ai fais trois ans de cours de théâtre et pendant ces années, j’avais déjà envie de monter des spectacles, de mettre en scène, de créer des lumières, de produire. J’ai toujours été très entrepreneur. Aujourd’hui, j’ai des journées bien remplies, qui commencent tôt, qui finissent tard mais je prends du plaisir.

C’est facile de passer d’un job à l’autre ? Du cinéma au théâtre, de la scène à la mise en scène ? Il y a des clivages, ou pas trop ?
C’est assez facile, si ce n’est qu’il y a des contraintes de disponibilités et d’horaires. Il faut que le film se joue à paris si je joue en même temps au théâtre. C’est extrêmement fatiguant, je ne le ferais pas tout le temps mais je serais frustré de ne pouvoir m’adonner qu’à une seule discipline. J’ai besoin de m’aérer en faisant autre chose, en diversifiant, j’ai besoin de m’amuser en exploitant d’autres facettes du métier du spectacle.

La pièce « Une semaine….pas plus ! » a connu un beau succès à Paris. Vous avez assuré la mise en scène et vous avez eu l’occasion de jouer également un des rôles. Comment gérez-vous cette double casquette vis-à-vis des autres comédiens ?
Je l’ai jouée un mois à Paris parce que l’un des comédiens était pris sur un autre spectacle. Plutôt que former quelqu’un, on s’est dit que ce serait une bonne idée que je prenne sa place. Et dans les rapports avec les autres, ça se passe bien quand le spectacle a déjà été joué. Je remplace quelqu’un qui a déjà créé quelque chose, qui a donné forme à un personnage. Si je me mets en scène dès le départ, je pense que ce serait différent. En plus, nous sommes deux metteurs en scène, donc il peut me diriger aussi.

Quelques mots sur la pièce ?
Paul se réveille un matin et se rend compte qu’il ne supporte plus sa compagne et au cours d’une conversation, elle fait une remarque qui va lui donner une idée : un copain va s’installer chez eux pour faire éclater le couple. C’est plein de quiproquos, une sorte de ‘chaise musicale’ où tour à tour chacun devient la victime de l’autre. C’est une pièce sur la lâcheté masculine en fait, sur les détours qu’on prend, et qui compliquent tout, alors que tout pourrait être simple.

Qu’est-ce que vous diriez à nos lecteurs pour leur donner l’envie de venir la voir ?
On rit beaucoup, vraiment beaucoup, à gorge déployée !! C’est une comédie franche et même s’il n’y a pas de grosses têtes d’affiche, si André* l’a programmée, c’est qu’il estime que la qualité y est, que ça vaut la peine.

Vous-même, vous allez au théâtre ?
Oui, quand je ne joue pas, j’y vais trois par semaine, je vais voir les copains, je vais voir ce qui se fait, je vais voir de tout, aussi bien du vaudeville que du classique ou des comédies musicales… Je me nourris de tout ça, je suis très curieux.

Est-ce que votre papa vient voir vos pièces ? Il pose un regard sur votre travail ?
Bien sûr. Il ne veut pas s’immiscer et évidemment il a un regard entre celui du père et celui du professionnel, il sait ce qu’il dit… Et moi j’aime avoir l’avis des autres, celui de mon père, de mas amis aussi. Mais ce n’est pas son avis qui est déterminant.

UNE SEMAINE… PAS PLUS !

Paul veut quitter Sophie mais il est lâche et n’ose pas lui dire… Il demande alors à Martin, son meilleur ami, de s’installer chez eux quelque temps, persuadé que Sophie ne supportera pas longtemps cette cohabitation et qu’elle quittera le domicile. Paul fait croire à Sophie que Martin vient de perdre sa mère et qu’il va venir s’installer chez eux.
Martin, pris au piège, pose sa valise mais ce sera « une semaine, pas plus… ! » Démarre alors un ménage à trois totalement explosif, véritables chaises musicales avec son lot de mensonges, de coups bas et autres petits plaisirs quotidiens.

Une comédie de Clément MICHEL – Avec Sébastien CASTRO, Maud LE GUENEDAL et Clément MICHEL – Mise en scène d’ Arthur JUGNOT.

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