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Thierry Lhermitte

Le-syndrome-de-l-Ecossais-avec-Thierry-Lhermitte

Description

Thierry Lhermitte, acteur populaire irrésistiblement drôle, exploite sa force comique tant au cinéma qu’au théâtre. Cette saison, accompagné de Bernard Campan, Christiane Millet et Florence Darel, ses comparses du Syndrome de l’Ecossais, c’est au Théâtre des Nouveautés à Paris qu’on peut l’applaudir. Tous les soirs, ils font salle comble, c’est incontestablement un des succès du moment.
Une belle tournée s’annonce à travers la France, avec un arrêt chez nous, au Théâtre St Michel, le14 janvier.

Nous avons rendez-vous à proximité du Théâtre des Nouveautés. Thierry est à peine installé lorsque j’arrive. Ponctualité, politesse des rois ! Il est en tout cas un interlocuteur de charme qui dégage une grande sérénité. On est à 2 heures de la représentation et s’il y a une once de stress ou de trac, rien ne paraît. Thé vert et zenitude …

Thierry Lhermitte est remonté sur les planches en 2011 au côté de Sylvie Testud dans « Biographie sans Antoinette » de  Max Frisch, au Théâtre de la Madelaine. Suivront « Grand Écart » de Stephen Belber où il incarne un vieux danseur et le terrible « Inconnu à cette adresse » de Kressmann Taylor où il tient le rôle d’un Allemand, admirateur d’Hitler. En 2016, « Le Syndrome de l’Ecossais », pour notre plus grand plaisir. L’ex-agitateur du Splendid se montre une fois de plus talentueux et les critiques ne sont pas avares d’éloges. Une comédie qui met à mal le couple et l’amitié. “Avec des personnages pour lesquels j’ai de la tendresse”, souligne l’interprète de Bruno. 

Entract : Thierry, qu’est-ce qui vous a plu dans le texte d’Isabelle Le Nouvel?
Thierry Lhermitte : C’est un boulevard moderne sans les clichés habituels. Il n’y est pas question d’adultère, c’est plutôt une intrigue familiale faite de quiproquos, de non-dits, et avec des personnages très bien observés.

Entract : Vous connaissiez Jean-Louis Benoit ?
T L : Non mais j’avais vu « Les Rustres ». J’ai été agréablement surpris du côté très grand public pour un metteur en scène du « public ». C’était très facile et agréable de travailler avec lui, il a apporté des choses formidables. Idem pour Isabelle. On a ajouté quelques trucs marrants, elle était très ouverte. Ce sont de belles collaborations.

Entract : Vous n’aviez jamais joué avec les trois autres comédiens ?
T L : Non, et c’est vraiment super !

Entract : Avez-vous des points communs avec Bruno, votre personnage ?
T L : On peut toujours trouver des points communs. Je suis aussi lâche que lui (rires). Il a un peu les travers d’intello de notre catégorie de gens…
Entract : De bobos ?
T L : Oui c’est ça…

Entract : Avez-vous déjà vécu ce genre de soirée ? Vous pensez que c’est possible ?
T L : Non, je n’ai jamais vécu un dérapage pareil. Si on passe une soirée entre amis, avec des gens qu’on aime, normalement, on ne tombe pas dans ce genre de quiproquos. On est au théâtre, où tout est possible…

©Bernard Richebé

©Bernard Richebé

Difficile de parler de Thierry Lhermitte sans évoquer le fameux Splendid. Troupe créée sur les bancs du lycée par Thierry Lhermitte, Michel Blanc, Christian Clavier et Gérard Jugnot, le Splendid a décollé après Les Bronzés et la pièce « Le Père Noël est une ordure » a été un succès phénoménal. Le film qui en a été tiré fait encore rire de nombreux spectateurs, toutes générations confondues.

Entract : Comment est né ce café-théâtre Le Splendid?
T L : Notre rêve à l’époque c’était de faire comme Le Café de la Gare; c’était différent du théâtre classique, un peu décalé, soixante-huitard. On se moquait du théâtre de boulevard… Du coup, on s’est retrouvé à le construire le Splendid, tous ensemble. On prend des cours ensemble, on écrit ensemble, on joue ensemble. Coluche arrive et reprend le Café de la Gare, on ouvre quasi en même temps.
Les débuts ne sont pas si simples et la première représentation pas si terrible; on a dû s’accrocher et  des amis, comme Coluche, nous ont bien soutenus.
Entract : Vous formez toujours une famille ?
T L : Oui on a toujours ce même sentiment d’appartenir à une famille et comme dans toutes les familles, on se voit moins, chacun fait son chemin mais on reste en relation.

Entract : Le Père Noël est une ordure passe toujours à la télé, ça vous fait quoi ?
T L : C’est incroyable ! Dans ce texte, aucune réplique n’est tout à fait normale, pas habituelle et pourtant un large public a accroché à ce côté décalé, à ces personnages affreux, sales et méchants.
Entract : Vous regardez ?
T L : Non.
Entract : C’était quand la dernière fois ?
T L : Je l’ai revu il y a quelques années et ça m’a fait rire !

Après l’arrêt du Splendid à la fin des années 70, la carrière de Thierry Lhermitte s’oriente vers le cinéma. 130 films à son actif si on compte les rôles secondaires ! Les Ripoux, Les hommes préfèrent les grosses, Un indien dans la ville, Le père Noël, La femme de mon pote, ….

Entract : Dans les années 80 et 90, votre carrière s’est surtout épanouie dans le cinéma. C’était un choix ?
T L : C’est surtout le hasard, les opportunités, ça s’est enchainé comme ça. Au théâtre la saison est longue, pendant plusieurs mois, on n’a pas le temps de s’organiser pour autre chose.
C’est aussi très différent.
Entract : En quoi est-ce différent, pour vous ?
T L : Ce n’est pas la même énergie et surtout, c’est une performance chaque soir avec une sanction à la clé. Une sanction immédiate. Et si on est là pour faire rire et que ça ne fonctionne pas, aïe.

Entract : Vous avez des projets au théâtre ?
T L : Non, et je ne veux pas y penser.

Entract : Des résolutions pour 2017 ?
T L : Des vacances bien méritées après la tournée….

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